jeudi 20 mai 2010

BP reconnaît avoir sous-estimé la fuite de pétrole

Le groupe pétrolier britannique BP a assuré jeudi pomper désormais 5 000 barils de brut par jour du puits situé dans le golfe du Mexique et a reconnu, pour la première fois, que la fuite était plus importante que l'estimation qu'il avait avancée jusqu'à présent.

BP, qui exploitait la plateforme pétrolière qui a sombré le 22 avril par 1 500 m de fond au large des côtes américaines, indiquait jusqu'à présent que 5 000 barils de brut, soit quelque 800 000 litres, s'échappaient chaque jour du puits.

«Maintenant que nous récupérons 5 000 barils par jour, il se pourrait que ce soit un peu plus que cela», a dit jeudi à l'AFP un porte-parole du groupe, Mark Proegler. «Nous le disons depuis le début, nos experts assurent qu'il n'existe vraiment aucune manière fiable d'estimer (le volume de) la fuite».

Des experts, dont la thèse semble être accréditée par la découverte par des scientifiques américains d'énormes nappes de brut à grande profondeur, avaient toutefois récemment estimé que le volume de brut s'échappant du puits pourrait être 5 à 20 fois supérieur aux 5 000 barils annoncés jusqu'à présent par BP.


Mark Proegler a aussi indiqué que le groupe récupérait désormais quelque 425 000 mètres cubes de gaz par jour, contre 400 000 annoncés plus tôt jeudi.


Le géant pétrolier récupère le pétrole grâce à un système de conduit sous-marin installé le week-end dernier. Il a aussi précisé avoir récupéré jusqu'ici en surface quelque 187 000 barils de liquide pétrolier.


Mais malgré ces progrès, du pétrole lourd a commencé mercredi, pour la première fois, à souiller les côtes de Louisiane, et d'autres nappes de brut étaient aspirées par un courant marin en direction de la Floride, qu'elles pourraient atteindre dans les prochains jours. Ce puissant courant circule en direction de l'archipel des Keys, à la pointe de la Floride, et menace la troisième barrière de corail du monde. Les côtes de Cuba, berceau d'un écosystème fragile, se trouvent aussi sur sa trajectoire.


Jusqu'à présent, seules des galettes de pétrole avaient été repérées par les autorités américaines sur les côtes de Louisiane, du Mississippi et d'Alabama.


Il n'est pas exclu de brûler les marais de Louisiane souillés par le pétrole lourd, a déclaré jeudi à l'AFP le capitaine des garde-côtes Edwin Stanton, qui coordonne les secours dans cet État, soulignant que cette option serait décidée en dernier recours.


Des militants de l'organisation écologiste Greenpeace ont escaladé jeudi le siège du groupe pétrolier dans le centre de Londres en signe de mécontentement.


Le ministre américain des Affaires intérieures, Ken Salazar, a émis l'espoir jeudi que BP parvienne à colmater dimanche de manière définitive la fuite de pétrole au moyen de l'injection de boue. «Notre espoir est que ce qu'ils appellent le «colmatage du puits» ait lieu dimanche», a dit M. Salazar, soulignant toutefois que l'opération n'était pas sans risques.


BP a dit jeudi que l'opération devrait démarrer «dans les prochains jours».


Il s'agit d'injecter de la boue dans le puits afin d'enrayer la fuite puis à le recouvrir d'une chape de ciment. Cette technique pourrait être combinée à une autre opération, surnommée «injection de cochonneries», qui consiste à projeter sur la fuite, à très haute pression, des débris comme des morceaux de pneus ou des balles de golf.


Par ailleurs, les autorités américaines ont donné jeudi 24 heures à BP pour choisir un produit dispersant moins toxique que ceux qu'utilise actuellement le groupe contre la marée noire.


Clément Sabourin
Agence France-Presse
Venice


mardi 11 mai 2010

Émissions CO2 des véchicules: la France première de classe

Les véhicules neufs achetés en 2009 en France émettaient en moyenne 133 grammes de CO2/km, soit le meilleur taux de l'Union européenne, selon le palmarès annuel présenté jeudi 6 mai par l'Agence française de l'environnement de la maîtrise de l'énergie (ADEME).

La moitié des ventes l'an dernier était éligible au bonus écologique. La Smart pour les véhicules diesel, et la Toyota Prius, pour les voitures essence, sont les champions de leur catégorie.


Entre 2008 et 2009, la moyenne des émissions CO2 des voitures neuves achetées en France est passée de 140 g/km à 133 g/km, soit une baisse annuelle de 7 grammes au kilomètre, alors qu'entre 2001 et 2007, ce chiffre ne diminuait d'environ seulement 1 gramme d'une année à l'autre.



La France se positionne ainsi au premier rang européen pour les émissions CO2 des voitures neuves vendues en 2009 (2ème en 2008), juste devant le Portugal (135 g/km), l'Italie (140 g/km), l'Espagne et l'Irlande (144 g/km). La moyenne de l'UE, qui prend en compte les chiffres des 15 premiers pays membres, se situe à 146 g/km (154 g/km en 2008), avec neuf pays classés sous cette moyenne, dont le Royaume-Uni (150 g/km) et l'Allemagne (153 g/km).



Une progression que l'ADEME attribue à plusieurs facteurs, à commencer par les incitations à l'achat de véhicules moins polluants mises en place par les gouvernements (bonus/malus, prime à la casse). En France, par exemple, près de 2,5 millions de véhicules concernés par le bonus écologique ont été vendus depuis l'instauration de cette prime verte à la fin 2007. De plus, la moitié des ventes l'année dernière émettait moins de 120 g de CO2/km, et les trois-quarts moins de 140 g/km, contre 40% il y a cinq ans.


«Il y a également un changement de comportement de la part des consommateurs qui sont désormais plus sensibles aux niveaux de consommation et d'émissions de la voiture qu'ils vont acheter», explique Patrick Coroller, chef du département transports et mobilité de l'ADEME. «La voiture est de moins en moins perçu comme un objet de statut social, mais de plus en plus comme un mode de déplacement».


La répartition des ventes par gamme illustre bien ce virage des mentalités. En 2009, près de 57% des voitures neuves achetées par les Français appartenaient à la catégorie économique ou inférieure (petites citadines comme les Renault Twingo, Peugeot 107 et 207, Citroën C1, etc.), alors que cette part n'était que de 38,7% en 2005. Les ventes de tout-terrain se stabilisent à un peu moins de 6%, tandis que les modèles de la gamme supérieur/luxe passent sous la barre des 5%, contre un peu plus de 6% il y a trois ans.


Enfin, l'agence souligne les efforts réalisés par les constructeurs pour offrir des véhicules toujours moins gourmands en carburant et donc moins polluants. L'effort a été notamment porté sur les petits moteurs essence. L'ADEME note d'ailleurs une baisse «historique» de la diésélisation du marché automobile français (70% des ventes en 2009, contre 77% en 2008).


À noter qu'en 2009, pas moins de 1156 modèles de voiture étaient proposés en France avec un bonus écologique (alors moins de 130 g/km), contre 641 en 2008, et 500 en 2007.


Concernant les véhicules à propulsions alternatives, les ventes de véhicules à bicarburation essence/GPL ont été multipliées par 11 l'année dernière, à 25 000 unités, et près de 10 000 voitures hybrides ont également été écoulées (+16%).


La Smart Fortwo arrive première dans la catégorie diesel avec des émissions de seulement 88 g de CO2/km. C'est la première fois qu'un véhicule diesel passe sous la barre des 90 g/km).


Au palmarès 2009 des émissions CO2 par modèle, c'est la Smart Fortwo qui arrive première dans la catégorie diesel avec des émissions de seulement 88 g de CO2/km (c'est la première fois qu'un véhicule diesel passe sous la barre des 90 g/km). La petite biplace allemande devance les Ford Fiesta ECOnetic et Seat Ibiza Ecomotive (98 g/km chacune).


En essence, c'est la nouvelle Toyota Prius (hybride essence/électricité) qui réalise le meilleur score de l'année avec 89 g/km.


En essence, c'est la nouvelle Toyota Prius (hybride essence/électricité) qui réalise le meilleur score de l'année avec 89 g/km rejetés en moyenne, devant la Toyota iQ (99 g/km) et une autre hybride japonaise, la Honda Insight (101 g/km).


Dans le classement par constructeurs, c'est Toyota et Fiat qui proposent les véhicules les plus propres du marché français, avec des émissions moyennes limitées à 127 g/km sur l'ensemble de leurs gammes. Suivent PSA Peugeot Citroën (130 g/km), Renault et Ford (131 g/km). Pour rappel, l'UE a fixé à 130 g/km la moyenne des émissions de CO2 que les constructeurs devront atteindre sur leurs gammes en 2015 (puis 95 g/km à l'horizon 2020).


RelaxNews

Biodiversité: les cibles 2010 sont ratées

L'appauvrissement de la biodiversité pourrait devenir une tendance irréversible si certains «points de basculement» sont franchis, s'alarme l'ONU dans un rapport publié lundi.

«Ce rapport nous dit que nous atteignons un point de basculement où des dégâts irréversibles pour la planète vont être faits si nous n'agissons pas de toute urgence», a averti le secrétaire exécutif de l'ONU sur la Diversité biologique, Ahmed Djoghlaf, lors de la présentation de la troisième édition des Perspectives mondiales de la biodiversité.


Le rapport a identifié trois «points de basculement»: «le dépérissement de vastes zones de forêt amazonienne», «la modification de nombreux lacs d'eau douce (...) vers l'eutrophisation (ndlr: augmentation des débris organiques entraînant une baisse de la quantité d'oxygène) et la domination des algues», ainsi que «l'effondrement de plusieurs écosystèmes de récifs coralliens».


M. Djoghlaf a regretté qu'aucun gouvernement n'ait complètement atteint l'objectif biodiversité de 2010, déclarée par l'ONU Année internationale de la biodiversité.


«Aucun des 21 objectifs secondaires qui accompagnent l'Objectif biodiversité de 2010 ne peut être confirmés comme ayant été atteints de façon définitive au niveau mondial», précise le rapport.


En conséquence, les «systèmes naturels qui sont le support de la vie, de l'économie et des moyens de subsistance sur la planète sont menacés de dégradation rapide et d'effondrement», relève le Programme de l'ONU pour l'environnement.


Cinq tendances engendrent la perte de biodiversité constatée par les chercheurs: «le changement de l'habitat, la surexploitation (des ressources), la pollution, les espèces exotiques envahissantes et les changements climatiques». Ainsi selon les experts, le taux d'extinction d'espèces animales et végétales est désormais «1 000 fois plus élevé que le taux historique connu jusqu'à ce jour».


«Pour s'attaquer aux causes profondes de la perte de biodiversité, nous devons lui donner une priorité plus élevée dans tous les domaines de prise de décision et dans tous les secteurs économiques», a demandé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, cité dans le rapport.


L'ONU estime que les pays peuvent encore agir pour tenter de renverser la tendance, appelant les gouvernements à établir une «action urgente» pour réduire «la pollution terrestre et les pratiques de pêches destructrices qui affaiblissent les récifs coralliens».


«De nombreuses économies restent aveugles à la valeur immense de la diversité des animaux, des plantes et autres formes de vie et à leur rôle dans la santé et le fonctionnement des écosystèmes des forêts, des eaux douces ou des sols», a regretté le directeur exécutif du Programme de l'ONU pour l'environnement Achim Steiner, cité dans un communiqué.


«L'humanité a fabriqué l'illusion que nous pouvons en quelque sorte nous passer de la biodiversité (...): la vérité est que nous en avons besoin plus que jamais sur une planète de six milliards d'individus qui se dirige vers plus de neuf milliards d'individus», poursuit-il.


Le document met en avant de rares progrès comme «l'augmentation des zones protégées à la fois sur terre et dans les eaux côtières».


Agence France-Presse
Genève

mardi 4 mai 2010

Une station pour remplacer des batteries: une première mondiale

L'entreprise américaine Better Place a inauguré la semaine dernière à Tokyo une station de remplacement de batteries.

Selon Better Place, cette initiative, subventionnée par les pouvoirs publics japonais, est une première mondiale. Trois taxis électriques à batterie amovible, spécialement construits par le constructeur nippon Nissan, vont sillonner la capitale. Selon le patron de la société de taxis Nihon Kotsu, partenaire du test, «le remplacement de la batterie en une minute est à l'heure actuelle la meilleure solution pour les taxis».


Dans la station Better Place, de la même taille qu'une station-service, un système robotisé permet de changer la batterie du véhicule, au moyen d'une trappe, sans que le conducteur ait à descendre de sa voiture. Il faudrait cependant 300 stations uniquement à Tokyo pour rendre possible la conversion de tous les taxis actuels en modèles électriques, selon Better Place.


Environ 60 000 taxis roulent dans la mégapole.


Agence France-Presse

lundi 3 mai 2010

Volkswagen se branche

En retard - tout comme ses compatriotes concurrents - dans le domaine de la propulsion verte, Volkswagen initie son virage en dévoilant sa Golf électrique, l'un des fers de lance de l'offensive que lance le constructeur allemand.

Le président de Volkswagen lui-même, Martin Winterkorn, a annoncé que cette Golf sera en vente en 2013, en Allemagne ainsi que dans certains marchés clés, sans toutefois préciser lesquels. Aux États-Unis, des médias ont déduit que l'Amérique du Nord serait donc concernée. Du côté de Volkswagen Canada cependant, on dit l'ignorer, tout bonnement.


Quoiqu'il en soit, cette Golf dite «Blue-E-Motion» ne sera pas la seule du genre dans la gamme de Volkswagen puisqu'en Chine, une version électrique de la Lavida, berline basée sur la Golf, sera lancée en 2013 également, sans compter que la Jetta construite au Mexique aura la même déclinaison à la même date.


Mais avant que ces voitures arrivent, Volkswagen a l'intention de faire de son prototype, la Up!, un véhicule électrique de série. On parle d'un lancement en 2012 en Europe pour cette «voiture urbaine». Quoiqu'inconnue du grand public, elle aura quelque peu valeur de test pour la Golf et les autres. Quant à savoir laquelle des cinq versions du prototype vues jusqu'ici aura la faveur des décideurs, rien n'est sûr. Sa carrosserie pourrait être semblable à celle de la version E-Up!, ose avancer Peter Viney, directeur relations publiques de Volkswagen Canada.


Volkswagen ne prendra pas beaucoup de risques en lançant Up!, Golf, Lavida et Jetta électriques à plusieurs mois d'intervalle. «L'hybride et l'électrique, c'est tellement un marché de niche que les gens ne vont pas acheter quelque chose qu'ils ne connaissent pas déjà», ajoute Peter Viney pour qui les quelques mois d'avance de la future Up! ne feront pas de différences.


La Golf Blue-E-Motion doit faire partie de la gamme de la prochaine génération de Golf prévue pour 2013 en Europe.


Sous le capot, elle aura un moteur électrique de 115 CV associé à une nouvelle boîte de vitesse conçue par VW. D'une capacité de 26,5 kWh, sa batterie au lithium-ion lui conférera une autonomie de 150 kilomètres, affirme le constructeur. Avec ses quelque 1540 kg, la Golf Blue-E-Motion pèse 300 kg de plus que la Golf 1,6 TDI BlueMotion disponible en Europe. Ce qui ne l'empêcherait pas de faire le 0-100 km/h en 11,8 secondes et d'atteindre une vitesse limitée, dans l'intérêt de la batterie, à 140 km/h.


Volkswagen va dans un premier temps tester en Allemagne une flotte de 500 prototypes de cette Golf électrique.


Le président de Volkswagen a par ailleurs affirmé que le Touareg hybride ne sera pas le seul dans son genre à l'avenir, les Jetta (en 2012), Golf et Passat (en 2013) passeront à ce mode de propulsion.

jeudi 29 avril 2010

Le scooter électrique à pile rechargeable

Econogo, petite entreprise de Londres, affirme construire le premier scooter électrique doté d'une batterie au lithium-ion amovible et qu'on peut brancher.

La batterie du scooter Yogo est munie d'une glissière et d'un loquet. Une charge complète permet de rouler 22 km, ce qui suffit amplement à la plupart des gens pour se rendre au travail.


Comme la batterie est amovible, on la monte au bureau, où elle se recharge à 100% en deux heures, branchée à une prise électrique ordinaire. On répète le processus chez soi, le soir. Il y a de la place pour une batterie de rechange.

«On avait vu des scooters électriques «branchables», en Asie, mais ce n'est pas pratique si vous habitez un appartement au troisième étage, dit James South, fondateur d'Econogo. Il fallait des batteries amovibles, petites et légères, pour que ce soit aussi facile que recharger un ordinateur portable.»


Le Yogo coûte 3100$ et vient avec un chargeur... pour ceux qui habitent Londres.


La presse

La marée noire déclarée «catastrophe nationale»

La marée noire qui menace la Louisiane a été décrétée jeudi «catastrophe nationale» aux Etats-Unis dont elle pourrait toucher les côtes vendredi, le président Barack Obama promettant de mobiliser «toutes les ressources» du pays dont l'armée.

Alors que le gouverneur de Louisiane Bobby Jindal déclarait l'état d'urgence, les services de secours étaient engagés dans une course contre la montre face à l'imminence de l'arrivée de nappes de pétrole brut.


La ministre de la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, a indiqué que la marée noire provoquée par le naufrage il y a une semaine d'une plateforme pétrolière dans le golfe du Mexique avait été décrétée «catastrophe nationale», mesure permettant l'utilisation de moyens venant de tout le pays.


Une nappe pourrait toucher le delta du Mississippi «vendredi soir», a déclaré une responsable des garde-côtes, l'amiral Sally Brice O'Hara. La zone la plus à risque dans l'immédiat se trouve à l'extrémité sud-est de ce delta, entrelacs de bras de mer et de marais.


Selon l'Institut océanique et atmosphérique américain (NOAA), les vents qui se sont levés «augmentent la probabilité que (la nappe) atteigne les côtes tard jeudi et vendredi».


Mme Napolitano a insisté sur le fait que le groupe britannique BP, qui exploitait la plateforme pétrolière, était «responsable» de la marée noire et a exigé de sa part «la réaction la plus forte possible».


Le président Obama a remarqué que «si BP est en fin de compte responsable du coût des opérations d'intervention et de nettoyage, mon gouvernement va continuer à utiliser toutes les ressources à notre disposition, dont, le cas échéant, celles du ministère de la Défense».


La plateforme pétrolière Deepwater Horizon a coulé le 22 avril après une explosion et un incendie survenus deux jours plus tôt. Elle contenait 2,6 millions de litres de pétrole et extrayait près de 1,27 million de litres par jour. Onze personnes sont portées disparues.


Les garde-côtes ont annoncé tard mercredi la découverte d'une nouvelle fuite, estimant à «plus de 5.000 barils par jour» (800.000 litres) le volume de pétrole se déversant toujours dans la mer en provenance du puits sous-marin.


Des barrages flottants ont été déployés sur 20 milles nautiques pour tenter de contenir le pétrole. Mais, selon le gouverneur Jindal, c'est insuffisant et il faudrait en déployer encore plus.


Des équipes d'intervention ont enflammé mercredi une portion de la nappe pour tenter de contenir sa progression. Mais la météo en cours de dégradation menaçait d'annuler les effets de cet essai d'incendie «contrôlé».


Les ingénieurs se démènent pour construire un couvercle sous-marin destiné à endiguer la fuite.


En outre, BP a annoncé à l'AFP qu'elle comptait essayer une nouvelle technique qui consiste à injecter des produits dispersants au moyen de tuyaux jusqu'à la fuite pour essayer de réduire la quantité de pétrole qui remonte à la surface.


Les marais côtiers de la Louisiane constituent un sanctuaire pour la faune, en particulier les oiseaux aquatiques, et les autres Etats de la région, la Floride, l'Alabama et le Mississippi notamment, craignent que la nappe de pétrole ne souille leurs plages et ne pollue les pêcheries, cruciales pour l'économie locale.


Brent Roy qui loue des bateaux de pêche à Venice en Louisiane a jugé que la marée noire était «le pire des scénarios imaginables pour les pêcheurs de crevettes, les éleveurs d'huîtres et de crabes, et pour les pêcheurs en général».


Une plainte a été déposée par des pêcheurs de Louisiane contre BP.


Allen Johnson
Agence France-Presse
Washington